Primal Rage

CONCEPTEUR
: Probe
- EDITEUR : Time Warner Interactive - GENRE
: Baston
NOMBRE DE JOUEURS : 1/2 - ANNEE DE SORTIE : 1995
Marre
des jeux de baston manquant d'originalité en ne proposant
sans cesse que des combattants stars du kung-fu et spécialistes
en lancé de boules de feu ? Envie de plus de non-conformisme
? Dans ce cas, Primal Rage est fait pour vous. Quoique...

1993
: Jurassic Pak débarque sur les écrans de cinéma
du monde entier, adapté du roman de Michael Crichton
et réalisé par Steven Spielberg. Le film, principalement
grâce aux différents effets spéciaux,
est une réussite : jamais les dinosaures n'avaient
été aussi bien représentés au
septième art. Résultat ? Le succès est
énorme et une véritable "Jurassic Park-mania"
submerge la planète. Personne n'échappe alors
aux divers produits dérivés du long-métrage
qui fleurissent à ce moment là tels jouets,
vêtements, etc. A la vue du vif intérêt
remporté par les dinosaures et leur histoire à
ce moment là, nombreuses sont les entreprises en tout
genre à y détecter un gigantesque gagne-pain.
L'industrie vidéo-ludique
suit alors la tendance et plusieurs boîtes de développement
se mettent à créer quantité de softs
mettant en scène tyrannosaures et autres raptors. Atari
est de celles-ci et lance en 1994 Primal Rage sur le marché
de l'arcade. Justifié ou pas, le jeu remporte suffisamment
de succès pour se voir converti dans la foulée
sur la totalité des consoles de salon du moment. Ainsi,
Infogrames se charge de porter Primal Rage sur Saturn, Playstation
et Game Boy, et Probe de faire la même chose sur 3DO,
Jaguar, Super Nintendo et bien sûr Megadrive.
Nous ne nous étendrons pas bien longtemps sur l'aspect
scénaristique du soft. En effet Primal Rage étant
un jeu de baston, nul besoin de développer un synopsis
avec un grand S pour accrocher le(s) joueur(s). Toujours est-il
qu'une vague histoire de domination du monde semble être
à l'origine de combats entre sept dinosaures. Quand
on connaît la puissance de ces derniers, c'est clair
: il ne peut alors en rester qu'un seul.
Force
est de constater que l'idée de faire s'opposer des
animaux préhistoriques est plutôt originale et
bouleverse quelque peu nos réflexes de joueurs, habitués
que nous sommes à prendre en main des Ryu, Ken, Liu
Kang et autres Terry Bogard. Dans Primal Rage ce sont donc
sept dinosaures qui nous sont proposés, allant des
célèbres tyrannosaure et raptor aux plus fantaisistes
caméléon et singe géant (un cousin de
King Kong ?). Inutile de préciser que sept persos jouables
c'est bien peu pour un jeu de baston, vous l'aurez déduit
de vous-même. Et c'est d'autant plus navrant qu'il y
a même des doublons : un comble !! C'est à croire
que les développeurs souffraient d'une certaine fainéantise,
non ? A la limite on leur aurait pardonné tout ça
si le reste avait suivi, mais hélas ce n'est pas trop
le cas.
On
constate déjà dès la première
seconde de jeu que les graphismes sont carrément laids.
Voulant se la jouer Mortal Kombat, le visuel de Primal Rage
emprunte sans vergogne le principe de la digitalisation des
sprites. L'intention est louable mais le résultat est
désespérément moche, la faute peut-être
à une palette de couleurs trop restreinte ou à
des graphistes mauvais tout simplement. Heureusement, certains
décors s'en tirent un peu mieux avec parfois de joli
monuments en arrière-plan (temples, etc.). Enfin bon,
tout ceci ne sauve pas Primal Rage du quasi naufrage graphique.
Mais
le pire est encore à venir !!
En
effet le gameplay est une horreur sans nom, une véritable
insulte au jeux de baston. Les... euh... combattants disposent
tout au plus d'une dizaine de coups, franchement anodins qui
plus est. Ils sortent n'importe comment, sont ridicules et
d'un fouillis à se taper la tête contre les murs.
Il est impossible de dresser une tactique quelconque tellement
les combats sont bordéliques aux commandes de ses gros
mastodontes lourdauds. Le paddle en main, on doit se contenter
d'appuyer au hasard sur les boutons en espérant que
le duel s'achève le plus vite possible tant c'est insupportable...
et peu importe le vainqueur pourvu que le carnage s'arrête.
En fait, on a qu'une seule envie quand on joue à Primal
Rage : c'est de vite éteindre la Megadrive pour virer
cette satanée cartouche et la remplacer par celle de
Street Fighter 2 par exemple.
Quant à la bande-son, c'est comme le reste du jeu :
pas terrible. Les bruitages sont sans surprise et les musiques
s'avèrent inaudibles ou presque. Durant les affrontements,
on n'entends quasiment rien si ce n'est un lointain tam-tam
récurrent. C'est pas la joie, quoi !!
Du
coup, avec tous ces défauts, on ne joue jamais à
Primal Rage si l'on a le malheur de le posséder. Et
même si l'on est un peu masochiste, on ne le pratique
pas bien longtemps non plus car le tour du jeu est vite bouclé.
Avec un mode arcade très court à pratiquer en
solo qui enchaîne logiquement les combats les uns à
la suite des autres et un mode deux joueurs pas du tout passionnant
(et encore faut-il trouver un pote qui veuille bien y jouer
!!), on s'ennuie ferme. Non décidément, il n'y
a pas grand chose à sauver de ce Primal Rage. La Megadrive
possède ce qu'il faut en matière de jeux de
baston brillants pour que celui-ci passe à la trappe.

Voici
certainement la conclusion la plus courte de l'histoire de
Sega X-Treme : Primal Rage est une daube !
GRAPHISMES
: 12/20 |
Les
persos sont très mal digitalisés et l'habillage
général du jeu est moche. Seuls quelques
décors surnagent. |
ANIMATION
: 13/20 |
Pas
de quoi casser trois pattes à un canard ! L'animation
est correcte mais c'est tout. |
SON
: 10/20 |
Des
musiques aux abonnés absentes ou presque et des
bruitages peu variés, ne comptez pas sur Primal
Rage pour mettre le feu aux enceintes.
|
JOUABILITE
: 07/20 |
Alors
là c'est l'embrouille totale ! Impossible de jouer
correctement tellement la maniabilité est ratée. |
DUREE
DE VIE : 08/20 |
Deux
modes de jeu (solo et multi-player) en tout et pour tout.
Et puis de toute façon le jeu est nul alors... |
NOTE
GLOBALE : 35%
|
OULIPOP
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