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Evolution : The World of Sacred Device

CONCEPTEUR : Sting - EDITEUR : Ubi Soft - GENRE : RPG
NOMBRE DE JOUEUR :
1 - ANNEE DE SORTIE : 1999

A sa sortie en 1999, Evolution : The World of Sacred Device (on dira Evolution tout court pour la suite de ce test, ça sera quand même plus simple) a dû tenir probablement bien malgré lui le difficile rôle de tout premier RPG de la Dreamcast. Fût-ce un coup de maître ou un coup dans l'eau ? Réponse, tout de suite.

C'est en quelque sorte la même chose pour tout. Ouvrir la voie dans quelque domaine que ce soit n'est jamais facile et ça, tout le monde en a sûrement déjà fait la cruelle expérience un jour. Dans un pays où les jeux vidéos sont une institution et où les RPG y tiennent le haut du pavé (le Japon, je précise pour les deux ou trois du fond qui ne suivent pas), il était évident qu'Evolution, de par son statut de premier, allait être attendu au tournant.
D'emblée, on se rend compte que l'on a affaire à un jeu de rôle typiquement nippon. Les personnages sont au format SD (super deformed, c'est-à-dire avec un petit corps et une grosse tête), le juvénile héros est un aventurier en devenir et l'ambiance générale respire bon le manga. Par de surprise non plus concernant l'environnement du jeu en lui-même, un village (ce qui est bien peu) est présent avec sa boutique et ses habitants afin d'acheter le nécessaire en matière d'armes, de protections et d'objets mais aussi pour faire progresser le scénario. Bref, celui qui a déjà tâté du RPG japonais est en terrain connu dès la première seconde de jeu.
L'histoire prend place à la fin des années 30 sur le continent de Pannamn. Des milliers d'années se sont écoulées depuis la chute d'une ancienne civilisation technologiquement avancée et celles qui ont suivi, bien que parfaitement développées, n'ont su reproduire la grandeur d'antan. De fait, une société (sobrement nommée la Société) a été créée dans le but de fouiller les ruines de cette ancienne civilisation afin d'y retrouver les vestiges de cette gloire passée. Le joueur incarne Mag, gamin jovial et dernier représentant de la longue lignée d'aventuriers qu'a engendré la famille Launcher. Celui-ci est accompagné de Gre Nade (lol grenade : qu'est-ce qu'on rigole !!) le majordome de la famille depuis des lustres et de Linear Cannon, une jeune fille mystérieuse et solitaire, confiée à Mag par son père juste avant qu'il ne disparaisse au cours d'une de ses escapades. Le trio (qu'il sera possible de changer par la suite en emmenant d'autres personnages rencontrés en cours de route) passe son temps à fouiller les différentes ruines de l'ancienne civilisation afin d'y dénicher des trésors rares mais aussi pour y récolter les fonds nécessaires au remboursement d'une dette abyssale que doit depuis plusieurs générations la famille Launcher à la Société. Mais, ce petit train-train est bouleversé le jour où débarque en grandes pompes la puissante huitième armée impériale avec le cruel Lieutenant Eugène à sa tête. Pour quelle(s) raison(s) l'armée vient trouble le calme de Pannamn ? Ca, ça sera au joueur de le découvrir, je ne vais quand même pas tout dévoiler, non mais.

Le déroulement du jeu est très simple d'accès mais souffre d'une répétitivité qui en fait le gros point faible. Les trois-quarts du soft tourne autour de cette fameuse dette que Mag doit rembourser à la Société. Pour cela, le joueur doit remplir des missions confiées par cette dernière et s'apparentants à explorer de fonds en comble un donjon jusqu'à y trouver et terrasser le boss. En retour, Mag recevra une certaine somme d'argent qui viendra automatiquement réduire la dette. Le problème vient du fait que le joueur ne fait que ça pendant la majeure partie du jeu, Mag et sa bande enchaîne les donjons sans un soupçon d'intrigue au risque d'endormir son monde. Les aspects aventure, exploration et dialogue propres aux RPG en règle générale sont absents d'Evolution. En fait, seul les toutes dernières heures de jeu voient le synopsis se développer et accélérer, l'intérêt du joueur remontant alors.
A ce propos, en parlant d'heures de jeu, il est important de signaler que la durée de vie du titre de Sting est loin d'être aussi conséquente qu'on aurait pu l'espérer. Les habitués des jeux de rôles devraient boucler l'aventure en une vingtaine d'heures ce qui est bien peu pour un jeu de ce type. Mais, non content d'être très court, Evolution est aussi très simple. Les combats se remportent sans trop de problèmes (seul le boss final peut se targuer de proposer un vrai challenge) et l'aventure est tellement linéaire que l'on n'est jamais bloqué. Cependant, les novices en matière de RPG pourraient éventuellement trouver en Evolution un bon apprentissage pour ce style de jeux si cher aux japonais. A chacun de voir dans quelle catégorie se situer en somme.
En ce qui concerne les combats, le système se veut à l'image du jeu, à savoir aisé d'assimilation et sans réelle innovation. Lorsque le joueur rencontre un ennemi (ceux-ci étant visibles lors de la partie exploration), le mode combat s'enclenche aussitôt et un ordre de passage est décidé pour chaque protagonistes en fonction de leur points d'agilité. Après, c'est du tour par tour ultra classique avec la possibilité pour les différents personnages d'attaquer, de défendre, d'utiliser un objet, d'avoir recours à la magie ou bien de se déplacer légèrement. En cas de victoire, le joueur se voit attribuer un certain nombre de points d'expérience qui lui serviront à grimper en niveau et ainsi devenir plus puissant. Malgré cette absence de nouveauté, les combats restent tout de même agréable à jouer et c'est finalement le principal.

Mais, l'aspect où Evolution paye sa précocité au pris fort est celui de la réalisation technique et principalement les graphismes. Non pas que le jeu soit moche, mais on sent que la Dreamcast est très loin de donner tout son potentiel. Les personnages, malgré leur bonne "bouille", sont assez carrés et ne fourmillent pas de détails. Les donjons sont très pauvres et ne disposent pas d'une modélisation très fine. En fait, seul le village avec ses grandes maisons est assez bien réalisé et nous laisse plus à penser que nous sommes sur 128 bits. Bref, Evolution fait partie des softs Dreamcast de première génération et cela se voit (quoique cela n'est pas forcément une règle absolue puisque Sonic Adventure, de première génération lui aussi, a beaucoup mieux encaissé le temps qui passe).
En revanche, l'animation s'en sort mieux. Le jeu ne souffre d'aucun ralentissement et la caméra, du fait de la représentation en 3D, tournoie à 360° dans un sens ou dans l'autre sans aucune difficulté. Dommage cependant que l'on ai pas d'effets spéciaux de meilleures qualités lors des attaques magiques. Il y a certes des effets de lumières sympathiques mais pas aussi impressionnants que ceux rencontrés dans Grandia 2 ou Skies of Arcadia, et pourtant propres au genre.
Côté bande-son, c'est plutôt moyen ma petite dame. Les bruitages sont classiques et ne réservent ni bonne ni mauvaise surprise. Tout comme les musiques finalement qui, sans être complètement ratées, sont loin d'être inoubliables. En clair, l'environnement sonore est vraiment quelconque et se laisse écouter sans problème puis oublier tout autant une fois la partie terminée.
En terme de jouabilité, les développeurs ont su rendre l'ensemble très maniable et très clair. Mag se laisse conduire docilement et la possibilité, comme annoncé précédemment, de faire pivoter la caméra avec les boutons analogiques G et D facilite grandement le tout. Quant à l'interface, elle se veut très clair et intuitive. Les menus apparaissent dans le coin supérieur gauche de l'écran et s'avèrent très simples d'utilisation. C'est donc nickel de ce point de vue là.
Pour la petite histoire, sachez qu'Evolution a eu droit à une suite peu de temps après sa sortie et sobrement intitulée Evolution 2. Est-elle de meilleure facture que ce premier épisode ? Ca, il me serait bien difficile d'y répondre pour la bonne raison que je ne m'y suis jamais essayé. Gageons que les développeurs aient su créer un jeu plus ambitieux, au rythme plus intense et utilisant de meilleure façon les capacités techniques de la Dreamcast. Pour se le procurer, le net reste quasiment le passage obligé car, en plus des versions américaine et japonaise, Evolution 2 n'est sorti qu'en pal en Angleterre. Il est donc difficilement trouvable et à des prix parfois excessifs.

Evolution n'est pas un mauvais jeu, mais sa linéarité, sa répétitivité et sa fade réalisation technique en font un soft très moyen, plus apte de servir les débutants en matière de RPG que de séduire les habitués. Grandia 2 et Skies of Arcadia, les deux ténors du genre, peuvent dormir tranquille, ce premier jeu de rôle sur Dreamcast ne risque pas de leur faire de l'ombre.

GRAPHISMES : 13/20
C'est peu détaillé et pas d'une grande finesse. On sait la Dreamcast capable de beaucoup plus que ça.
ANIMATION : 16/20
Les personnages et la caméra bougent bien, dommage toutefois que ça manque d'effets spéciaux véritablement impressionnants.
SON : 14/20
Pas de quoi s'enthousiasmer ni de quoi se taper la tête contre les murs, c'est tout ce qu'il y a de plus moyen.
JOUABILITE : 18/20
L'interface est sobre, claire et parfaitement compréhensible, et le héros se déplace sans problème.
DUREE DE VIE : 12/20
La fin arrive beaucoup trop vite : 20 heures environ en tout et pour tout, c'est décidément peu pour un jeu de rôle.
NOTE GLOBALE : 76%

OULIPOP

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